Fuites de gaz et intoxications à la cité des Bourrely : les défaillances de 13 Habitat
Après l'intoxication au monoxyde de carbone de dix locataires le 8 juillet 2026, le gaz a été coupé pendant près d'un mois dans deux bâtiments de la cité des Bourrely, à Marseille. Le bailleur 13 Habitat n'a pas semblé prendre suffisamment au sérieux les alertes antérieures.
Les marins-pompiers interviennent le 8 juillet 2026 après l'intoxication de résidents au monoxyde de carbone. (Photo DR/locataire des Bourrely)
Lunaire. Quand on pense que l’ État a accordé automatiquement à tous ces braves bailleurs le statut de “syndic d’intérêt collectif”… La copro dégradée a encore beaux jours devant elle.
https://www.anil.org/aj-nouveau-statut-syndic-interet-collectif/
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Incroyable affaire, qui aurait pu entraîner la mort de locataires. Ici, ce n’est pas “gaz à tous les étages” mais “incompétence et légèreté criminelles à tous les étages” de 13 Habitat.
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Cet article melange tout : ce ne sont pas des fuites de gaz qui provoquent l’apparition de CO, le monoxyde de carbone, poison violent, mais des appareils qui fonctionnent au gaz.
Une fuite de gaz peut provoquer une explosion mais quasiment jamais une intoxication. La légende du suicide au gaz est un non sens. On risque surtout de d’exploser tout l’immeuble bien avant que de manquer d’air. De plus ce gaz est parfumé avec un produit désagréable mais très facilement identifiable.
En revanche une mauvaise combustion, soit parce que l’appareil est défectueux, soit parce que les arrivées d’air nécessaires à la combustion sont bouchées (par exemple pour se protéger du froid) produit du CO mortel à petite dose et surtout totalement inodore.
Le problème n’est donc pas une fuite mais des installations défectueuses.
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Le suicide au gaz n’est pas tout à fait une légende, mais plutôt une vieille histoire : à l’époque où le gaz utilisé était du gaz de houille, il contenait une proportion significative de CO et était donc utilisé parfois comme moyen d’intoxication volontaire. Ce n’est pas le cas du gaz naturel qui l’a remplacé dans les années 1970. Mais l’image du gaz potentiellement mortel est restée.
Vous avez cependant raison de souligner que le danger ici, ce ne sont pas des “fuites de gaz”, contrairement à ce que le titre de l’article laisse entendre, mais l’évacuation défectueuse des produits d’une mauvaise combustion.
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Bonjour Pascal, merci pour votre lecture attentive de l’article et pour votre commentaire. L’article précise bien que les émanations de monoxyde de carbone sont “issues de la mauvaise combustion du gaz de ville”, et que le monoxyde de carbone est “inodore, incolore mais particulièrement toxique”, ce qui n’est pas le cas du gaz de ville, comme vous l’expliquez. L’article est titré “fuites de gaz” pour des raisons de concision, et parce que le monoxyde de carbone est bien lui aussi un gaz (différent du gaz de ville), qui s’est échappé dans les logements. Mais effectivement il ne s’agit bien sûr pas de fuites de gaz de ville qui, elles, peuvent causer des explosions, et non des intoxications.
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N’y a t il rien qui peut être fait contre 13habitat? Ils tuent leurs locataires à petit feu pendant qu’ils rénovent des appartements pour récompenser les plus pourris.
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